“Achetez vous du bonheur”

Dans ma grande croisade pour promouvoir les sociétés qui offrent une vraie valeur ajoutée en terme de service ou de service client, je vous propose cette fois-ci “Sisenior“.

Le pitch

Ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai deux mains gauches, que je suis un peu paresseux et que donc les travaux dans une maison c’est franchement pas mon truc.

Mais évidemment, quand on est riche propriétaire terrien :-), c’est inévitable. De l’interrupteur à changer, en passant par une pièce à repeindre, ou encore une plaque eternit à replacer sur une facade, franchement ca sort de mes compétences.

En plus, pour le faire faire par un “corps de métier” ca n’élimine pas encore le problème vu qu’il faut :

  1. Trouver la bonne personne (et on est parti dans le “mais mon plombier c’est le meilleur j’te jure”)
  2. Coordonner les interventions, parce qu’un plombier c’est un plombier, un électricien c’est un électricien et qu’un gars pour remplacer une plaque d’eternit je ne sais même pas comment ca s’appelle 🙂

Bref, on postpose … le problème devient de plus en plus pressant, Madame commence à s’énerver, et le risque qu’elle expose mon incompétence de chef de ménage à l’extérieur grandit de jour en jour.

Pourtant dans mon esprit l’équation est simple :

Je donne de l’argent et en échange le problème disparait, et tout ça sans étapes intermédiaires.

Et bien figurez vous que ça existe. Ca s’appelle “Sisenior” … en gros on peut comparer ça à de la conciergerie à domicile – comme un concierge dans un (grand) hotêl. On l’appelle et il règle le problème. Point barre.

Un cas concret

Alors voici comment ça se passe sur un cas concret. On a une buanderie chez nous dans laquelle il y a un vieil évier, avec des vieux meubles de cuisines attachés au murs qui sont eux (les murs) peints en jaune !

On aimerait “refaire” cette buanderie depuis maintenant 2 ans (donc en gros depuis qu’on est entrés dans la maison)

Mais cela implique donc de:

  • Retirer les meubles
  • Retirer l’évier
  • Retirer le chauffe eau
  • Aller mettre ces meubles à la déchetterie
  • Réadapter la plomberie
  • Nettoyer le tout
  • Repeindre

En plus de cela, on a des spots qui donnent sur la terrasse qu’il faut accrocher au mur, une plaque eternit qui manque sur la facade, et un coin de mur qu’il faut recimenter.

Bref, injouable pour moi.

Donc, j’appelle Sisenior, qui me propose un rendez vous la semaine d’après pour faire une première évaluation des travaux par la personne qui va prendre en charge “ma maison”. Il devient en quelque sorte l’homme à tout faire de référence.

Le jour J, à 9h00 comme convenu, on sonne à la porte. J’ai en face de moi quelqu’un de professionnel, habillé avec un tee-shirt Sisenior et qui parcourt avec moi les différents petits travaux à executer.

Sur base de cela, le lendemain l’estimation m’est envoyée et rendez vous est pris pour la réalisation des travaux.

Le jour J2, à 9h00 comme convenu, on sonne à la porte. Notre “homme à tout faire” est là pour commencer les travaux. Honnetement, j’avoue qu’au début, je n’y croyais pas trop … je me dis, il va laisser les brols sur place, ou il va m’appeler 10 fois pour me dire que ca ou ça ne vas pas. Bref j’étais un peu sceptique.

Je rentre le soir et la : surprise générale. Tout était impéccable. Tout mes problèmes réglés en une seule fois, sans rien devoir coordonner, ranger, etc …

Le rêve absolu, et la, Madame est très contente … du bonheur à l’état pur 🙂 !

Le mot de la fin

Alors, peut-être je suis tombé par chance, sur une bonne personne, mais j’en doute. Je pense sincèrement que ces personnes sont choisies spécifiquement pour leurs compétences générales et leur initiative.

Un seul exemple. J’ai refais appel à eux pour une série de petits travaux ridicules. Parmi ces travaux il fallait accrocher une lampe au plafond (c’est bon on arrête de rire … )

Je reviens le soir et je vois que tout est fait. A 18h, notre “homme à tout faire” m’appelle pour faire le point sur tout qu’il avait fait et me dit :

“Il manquait un soquet pour brancher la lampe dans la chambre au 2ème, mais je suis allé voir à la cave et j’ai trouvé un soquet. J’espère que ça n’est pas un problème”

Mais bien sûr que ca n’est pas un problème, c’est justement ca que j’appelle : la qualité du service !

Merci Senior !

Pierre

Europ Assistance

Le service client de qualité n’étant pas monnaie courante dans nos contrées, il est toujours important de mettre en avant les expériences ou l’on sent clairement que le service reçu n’est pas anecdotique mais fait l’objet d’un travail conscient.

Exemple concret. Vendredi 4 septembre

8h30 : Magali part conduire les petits à l’école et on lui signale sur la route que son pneu arrière gauche est plat.
8h30/23sec : Elle m’appelle. Après discussion, elle me dit qu’elle va travailler et qu’on verra bien après.
10h15: Je pars pour un rendez vous au centre de Bruxelles et je me dis que j’appelerais bien Europ Assistance vu que nos deux véhicules sont couverts.

Voici le déroulement de la conversation (à 10h15 – et sans musique d’attente)

Opératrice > Europ Assistance bonjour, que puis-je faire pour vous.
Moi> Oui bonjour, …. j’explique l”histoire ..
Opératrice> Aucun problème Monsieur, pourrais-je avoir le numéro de plaque du véhicule
Moi> Le voici …
Opératrice> Merci Mr. Losson. Ou pouvons nous envoyer un dépanneur
Moi> En fait j’appelle pour mon épouse. Son véhicule est stationné devant son bureau mais elle n’est pas joignable pour le moment.
Opératrice> Pourrais-je avoir l’adresse de son bureau
Moi> Euhh, je suis en voiture là, elle travaille au Centre Comprendre et Parler à Woluwé mais je n’ai pas l’adresse.
Opératrice> C’est pas un soucis, on trouvera bien cela sur internet 
Moi> Super.
Opératrice> Voila Monsieur, nous envoyons un dépanneur immédiatement. Il se rendra à l’accueil pour demander les clés du véhicule de votre épouse.

A 10h40, le dépanneur était au centre. A 11h tout était en ordre.

Ce qui rend tout l’expérience intéressante, ca n’est pas tant le service du dépannage lui même, c’est la qualité du centre d’appel où tout est fait pour diminuer le nombre de vos soucis et rendre le constat du sinistre ou du problème le plus évident possible.

Refaisons le même dialogue si j’avais appelé la commune ou un Brutélé par exemple :

10h15 : 1 … 2 ….. 2 …… 1 ….. # ……. Vivaldi …
10h20 : Toujours Vivaldi
10h21 :

Opératric(e-eur) : Vous avez votre numéro de client ?
Moi : Oui, bonjour aussi …
Moi : Mon numéro de client, non je ne l’ai pas sur moi, je suis en voiture. Vous savez me retrouver sur base de mon nom ?
Opératrice : Non, vous avez votre numéro de client ?
Moi : Mais non …

Ou encore mieux (chez Proximus) :

10:15 : 1 … 2 …. 2 ….. “entrez votre numéro de client” … 554678422 # …. Vivaldi
10:20 : Vivaldi
10:21 :
Operatric(e-eur) : Bonjour vous avez votre numéro de client
Moi : Ben vous l’avez, je viens de le rentrer …
Operatric(e-eur) : Ah oui mais on ne sait pas le voir …
Moi : A quoi ca sert alors de le rentrer
Operatrice : Ah ca je ne sais pas …

Bref, tout ca pour dire. Dans le service client, tout se joue sur les détails et rien ne s’improvise.

Pierre

Cinq d’un coup !

Voici les quelques livres que j’ai pu lire pendant mes deux semaines de vacances en France (Serignac) et en Suisse (Mayens de Sion).

Rien de transcendant mais ca se termine bien. Il faut dire que je n’avais pas du tout préparé la chose. Je suis passé à midi, avant de partir, au Club à Stockel pour trouver des livres rapidos et n’étant vraiment pas inspiré, j’ai attrapé un Amélie Nothomb et un Eric Emmanuel Schmitt.

J’ai commencé à lire le 4ème jour et je n’étais vraiment pas motivé pour commencer.

Amélie Nothomb : Stupeur et Tremblements

Sympa sans plus. C’est l’histoire d’une européenne dans une entreprise japonaise. C’est bien écrit, court et concis comme j’aime. Un peu cliché j’ai l’impression mais c’est peut-être comme ça .. vivement qu’on puisse aller voir sur place chez Antoine.

Cote: C

Rappel de l’échelle :

  • A lire absolument (A)
  • A lire en vacances ou si on le reçois (B)
  • Inutile d’acheter (C)

Eric-Emmanuel Schmitt : Odette Tout le monde

Vu que j’avais rien d’autre sous la main à ce moment là, j’ai finalement du entamer celui ci. C’est du EE Schmitt. Cours, précis, “straight to the point” comme on dit mais j’aime encore bien. Mais pensant avoir acheté un livre = 1 roman, je me suis rendu compte que le livre contenait en fait plusieurs nouvelles (ou romans) et ca j’aime pas trop .. Déjà que je lit vite, si en plus j’ai des histoires sur 20 pages, je vois plus vraiment l’intérêt.

D’ailleurs à part l’histoire d’Odette Toutlemonde, je ne me souviens même plus des autres.

Cote : C

Sophie Kinsella : Lexi Smart a la mémoire qui flanche

On vient d’arriver à Sion et évidemment plus rien à lire à part des vieux Paris Match et des bouquins sur le Congo. Et vu qu’on a pas TF1 et donc pas Secret Story .. et que le net est trop lent pour streamer Secret Story version online .. on est “gepist” comme on dit. Conclusion, il faut aller se ravitailler en livres dans la vallée.

Direction le “centre commercial” de Sion qui doit faire la surface d’un magasin dans un mall américain mais bon, il y a un rayon livre au Migros

Evidemment fallait pas s’attendre au choix de la Fnac, donc je flane et je prends le dernier EE Schmitt, l’Evangile selon Pilate qu’Elise m’a recommandé (et j’écoute les conseils d’Elise)  et puis je me dit que deux du même auteur (3 pendant ces vacances je vais faire une overdose) donc je flane et je prends le livre suivant :

Sophie Kinsella, connait pas … le titre à l’air un peu con con, la couverture me donne l’impression d’un livre de bonne femme mais le résumé à l’air rigolo. Je feuillette … beaucoup de dialogues comme j’aime … je prends. De toute façon, j’ai pas trop le choix y a que du Pierre Bellemare ou des trucs dans le genre.

Eh bien, j’ai trouvé ce bouquin super. L’histoire est simple mais très efficace. Une fille se réveille après un accident de voiture et se rend compte qu’elle ne se souvient plus des 3 dernières années de sa vie. Elle apprend donc qu’elle est mariée, qu’elle est riche, bien foutue etc .. alors qu’il y a trois ans, elle n’était pas top, pas mariée, …

Elle va donc redécouvrir progressivement comment elle en est arrivée là.

C’est pas de la grande littérature, c’est pas non plus de la grande subtilité dans les personnages mais l’histoire est vraiment bien (on pourrait en faire un film d’ailleurs je pense)

Cote: B

Eric Emmanuel Schmitt : Le sumo qui ne pouvait pas grossir

Ici no comment, soit il a besoin d’argent, soit on l’a obligé à publier un truc, mais sortir un livre pour écrire un truc aussi con et simple il aurait mieux fait de s’en passer.

Pour celui là, j’invente même une nouvelle cote : D

Eric Emmanuel Schmitt : L’Evangile selon Pilate

Et voila “la” bonne surprise des vacances (Merci Elise). Tout simplement super. Après le navet précédent, fallait surtout pas qu’il rate son coup dans les 10 premières pages.

Un livre en deux parties qui revisite le début de la vie de Jésus (l’incarnation) ainsi que la résurrection vue par Pilate.

C’est excessivement bien écrit et très surprenant à lire.

Voici la première phrase :

“Dans quelques heures, ils vont venir me chercher.
Déjà ils se préparent.”

Avec ca tout est dit (bon d’accord peut-être pas tout mais quand même). Mais c’est drôle parce qu’a chaque début de roman je repense à mon professeur de français de 6ème secondait à Jean XXIII (oui oui Don Bosco c’est mieux ….) Mr. Piret, qui nous a fait un cours entier sur les premières lignes de L’Etranger de Camus : “AUJOURD’HUI, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas”.

A la fin du roman, l’auteur explique la genèse du livre, son écriture et il y a cette phrase qui décrit assez bien le style d’écriture que j’apprécie :

“Une phrase me fait davantage trembler qu’un paragraphe. L’esquisse d’une image me trouble plus qu’une description achevée”

Cote: A

Pierre

“L’open space m’a tuer” de A. des Isnards et T. Zuber

Après le petit de roman de Jean Teulé, je ne sais pas comment je suis tombé la dessus à la Fnac. Ca n’est généralement pas le genre de bouquin qui m’attire mais en le feuilletant je suis tombé sur quelques passages qui décrivait tellement bien la réalité du monde du travail (d’un certain monde sans doute) que je n’ai pas pu m’empêcher de l’acheter.

Clairement on ne lit pas pour la qualité de l’écrit mais plutôt pour la description des situations des “consultants”.

J’en suis un, j’en cotoie tous les jours, et je me suis même reconnu dans certains passages (pas beauoucp heureusement.

Pour donner un aperçu, voici quelques expressions typiques du monde des consultants :

  • “je prépare une reco (ou une propale) et Je reviens vers toi”
  • “je dois voir mon n+1”

En le lisant, j’espère que les gens vont se rendre compte que passer 40h par semaine à faire quelque chose, autant que ce soit gai et pas un calvaire, un théatre ou une comédie .. (inutile de lancer le sujet sur : certains n’ont pas le choix bla bla bla .. je vous dirigerai vers Patrice au besoin ..)

Si un plombier ou un fleuriste lit ca en tous cas, ca le fera bien rire !

Pierre

“Mangez-le si vous voulez” de Jean Teulé

Ca faisait longtemps que je n’avais plus posté d’article sur ce blog et pourtant j’ai lu quelques livres entre temps. Des bons et des mauvais. Mais celui-ci fait partie des bons.

C’est un petit roman sans prétention basé sur une histoire vraie où un homme apprécié de tous se rend à une fête dans le village voisin et finit par se faire manger 🙂

L’ambiance est bien rendue avec un humour décalé tout comme j’aime. Ca vaut un A pour moi.

Pierre

“Un trader ne meurt jamais” de Marc Fiorentino

Décidemment mon rythme de lecture explose durant cette semaine. Deuxième livre qui passe sous mes yeux : “Un trader ne meurt jamais” de Marc Fiorentino.

On rentre dans la peau d’un trader et donc dans le monde de la finance spéculative. Le bouquin commence assez bien, le style est de nouveau assez direct mais ca se lit facilement.

Rien de bien exceptionnel dans l’absolu, l’intrigue est un beu bateau et pour résumer je dirais que la fin n’est pas top .. mais que la fin commence à la page 50 ..

Plus sérieusement, j’ai beaucoup lu en diagonale (ce qui est mauvais signe) mais les 10 dernières pages sont encore pas mal. Si vous avez une heure à tirer et que vous passez à la FNAC il doit y avoir moyen de le lire sur place.

Note : C

Pierre

“Dieu est un pote à moi” de Cyril Massarrotto

Cette semaine on est au ski seulement avec Emilie (et Patrice, Sarah, Manon, Elisa, Xavier et Pauline) .. mais donc en gros on a qu’un seul enfant a gérer .. les vacances quoi.

J’en profites donc pour vider un peu la pile de bouquin que j’avais achetés récemment. Parmi ceux-ci, “Dieu est un pote à moi” de Cyril Massarrotto. Je ne sais pas pourquoi j’ai acheté ce livre. J’étais au press shop et je suis tombé dessus par hasard et je l’ai pris.

L’idée est sympathique. Un jeune gars de 25 ans rencontre Dieu et devient son pote. Mais après ca, ca se gate un peu. Je sais pas vraiment pourquoi je n’ai pas aimé tant que ça. Ca doit sans doute être la petite nuance qui différence un vraiment bon livre d’un livre banal.

Et comme pour tout (film, livre, spectacle etc ..) quand j’en sors et que je suis mitigé, pendant le jour qui suit soit ca vire vers le positifs soit vers le négatif et dans ce cas ci bas de bol, c’est pas terrible.

Le style est un peu puéril, l’histoire simple et sans nuances. Un livre d’un gamin de primaire. Il y a un bon fon, l’histoire est pas mal mais tout est dans l’écriture. Ce qui me frappe vraiment le plus c’est le manque de nuances .. c’est d’ailleurs difficile à expliquer et intriguant. Tout est plat, servi brut, de l’émotion a 2 balles rendue sur une page avec un style “parlé”.

Bref, je ne me souviens plus de mon échelle de cotation mais je dirais “C” 🙂

Pierre