Dans le même lot de livre achétés lors du dernier week-end à Paris, il y avait celui de Saphia Azzeddine : “Mon père est femme de ménage”.
C’est l’histoire d’un petit garçon de banlieue, qui découvre la littérature grâce à son père qui est “femme de ménage” notamment dans une bibliothèque.
J’avoue que je suis assez partagé sur ce livre. Le style est fluide, rapide, peut être un peu trop. On perd l’enthousiasme du début au cours du livre pour terminer sur une fin un peu baclée à mon avis.
Ceci étant, ce qui est décrit au travers des mots de “Polo” l’est toujours manière directe, juste et souvent très drôle.
Petit extrait :
“J’apprenais qu’un homme pouvait prendre quatre cents pages pour dire à une femme qu’il l’aime. Quatre cents pages avant le premier baiser, trois cents avant une caresse, deux cents pour oser la regarder, cent pour se l’avouer. A l’heure où on envoie des textos quand on a envie de baiser, je trouvais ça prodigieux, vertigineux, fou, démesuré, extravagant, insensé, grandiose… Voilà, j’apprenais des mots en faisant le ménage. Au moins ça…”
En fait je vais changer mon système de cotation. Je conserve le A, B, C mais je vais donner deux côtes. La côte que j’ai donné juste après avoir lu la dernière phrase du livre, et la côte que je donne 2 semaines après.
- Cote en fin de lecture : B
- Cote 2 semaines après : A
