En suisse j’ai lu le livre d’Aldo Naouri : Eduquer ses enfants, l’urgence d’ajourd’hui. Ca n’est pas un sujet qui me passionne en soi mais j’avoue qu’il m’inquiète autant pour mes propres enfants que pour la société qui m’entoure.
J’estime pour ma part avoir été correctement élevé, ce qui pour moi revient à dire que mes parents m’ont inqulqué certaines valeurs et nous ont appris à nous comporter en société.
J’ai 3 enfants et le monde dans lequel on vit aujourd’hui semble poser plus de difficultés aux parents à éduquer leurs enfants qu’autrefois. Faisant nos achats à la FNAC avant de partir en Suisse (voir twitter #881331665), je suis tombé sur ce livre dont le titre reflétait assez bien ma pensée du moment sur le sujet.

Eh bien c’était très intéressant. Pour tenter de résumer le livre, je retiendrai deux concepts que l’auteur met en avant.
“L’infantolatrie”. D’après lui (et je suis plutôt d’accord avec lui), les adultes d’aujourd’hui considèrent leurs enfants comme des idoles. Aujourd’hui les enfants sont attendus, désirés, choyés etc .. alors que précdemment ils constituaient plus souvent une charge qu’autre chose. Cette infantolatrie a pour effet d’inverser les rôles dans les relations parent-enfants. L’enfant prend le dessus sur ses parents et se conforte lui même dans sa toute puissance et en use.
L’autre idée principale de son livre et l’effet bénéfique et même nécessaire de la frustration chez l’enfant. L’enfant doit vivre des frustrations pour progresser. Pour expliquer cela, il prend l’exemple de la femelle Gnou qui met au monde son petit, et dès qu’il tend la bouche pour boire, elle recule, se qui le force a se mettre debout, une fois debout, elle recule encore et il apprend à marcher. Le nouveau né Gnou apprend à marcher en 3 min. La frustration permet au cerveau d’adapter les comportements mis en place jusque là et d’en trouver de meilleurs.
Tout cela me rappelle ce que le pédiatre d’Emilie (qui était d’ailleurs le pédiatre de Magali il y a 20 ans) nous avait dis quand elle avait 3 mois quand on lui a demander comme se comporter quand elle pleurait.
Il nous avais répondu tout simplement avec un petit schéma comme celui ci :

et ils nous dit : “en bleu, ce sont les parents qui ne cèdent pas aux demandes de l’enfant. Il va se mettre en colère, puis sera frustré que les parents ne cèdent, mais grâce à cela il va progresser. Sans barrières, l’enfant ne progresse pas.”
On verra bien ce que ca donnera sur la longueur vu qu’entre la théorie et la pratique tout n’est pas si simple mais c’était en tous cas un livre fort intéressant.
Pierre
